Visitez
les sites officiels :
Www.lifesdecay.com
Nouvel album de Life's Decay : Lysselia ( 2006 )
Life’s Decay est né dans le courant de l’année 2003, en France. Lyktwasst en est l’auteur.
Depuis sa création, quatre créations ont vu le jour : un premier MCD intitulé "Human Art Decay [first-suicide]" en 2003, un CD nommé "Art Decay Extremism" en 2004, l'album "Anleva" sorti en 2005, "Lysselia" en 2006, et "Szilentia", quatrième et nouvel album disponible depuis 2007.
Jusqu’en 2005, Lyktwasst avait été seul au centre du projet, réalisant toutes les étapes, du concept à l’accomplissement, seul… Depuis il travaille avec Alea : chanteuse, musicienne et parolière.
La musique de Life’s Decay est sombre et expérimentale ; mais avant de savoir faire rimer les samplers entre eux, Lyktwasst est avant tout musicien, jouant tour à tour de la guitare, basse, clavier, violon, batterie… et réalisant aussi des parties vocales dans certains titres.
La grande généralité du projet est cette habile évolution entre tous les CDS ; en effet Life's Decay invente et renouvelle sans cesse son genre, "Dark Experimental". Mais cette appellation est vaste et peut-être même vague, tandis que la musique du projet se réinvente à l’occasion de chaque titre créé.
Le premier MCD nous plonge dans une atmosphère très sombre, peut-être même glauque. L’histoire ou le thème que l’on pourrait nous dépeindre dans cet album est celui de la lente descente en Enfer, ou peut-être d’une lente agonie. Les voix sont des cris déchirés et torturés, accentuant cette atmosphère violente et sombre dans laquelle nous nous trouvons propulsés.
Musicalement, le MCD est riche en influences : black, death metal, dark ambient noise, doom et industriel. La durée de l’album est courte, environ 15min, et nous a préparé habilement à la suite des aventures : l’apothéose de sentiments exacerbés, emplis de violence, du premier CD : Art Decay Extremism.
Dans ce premier CD, la peine se transforme en haine, et nous nous trouvons devant un cd bien plus politisé que le premier. Lykwasst a réalisé dans cet album une étude des mœurs politiques extrêmes de nos sociétés, d’où certains propos crus et violents, qui savent mettre mal à l’aise l’auditeur devant une situation si ambiguë ; le but est de nous faire réfléchir sur les travers de nos/notre société, et remettre notre propre morale en question.
Les influences black metal dans cet album sont moins importantes que dans le MCD, et Lyktwasst expérimente plus de styles et genres, offrant donc un album plus varié musicalement parlant dans sa ligne conductrice. L’ensemble est aussi plus martial, les influences plus diverses (dark ambient noise, doom et industriel et d'autres plus underground comme néo folk et dark wave. ) c’est un premier changement d’optique pour Life’s Decay.
Lyktwasst cherche un nouveau sens à sa musique et nous le fait ressentir sans le moindre détour. C'est ce changement, cette évolution permanente qui rend le projet intéressant : la recherche du son, la création du son, et également d'un univers bien personnel.
Le deuxième CD "Anleva" nous offre une nouvelle surprise : l’univers du projet reste sombre et parfois empreint de tristesse, mais il n’y a plus de haine comme dans les albums précédents. Lyktwasst réalise toujours la musique, mais la voix est dorénavant féminine ( accompagnée parfois de l’auteur ) et les paroles dépeignent parfois au premier abord un univers ou un décor comme c’est le cas pour "Retropolis", où nous nous imaginons une ville fantôme, l’air lourd circulant parmi des immeubles de verre où des individus tristes vivent encore. Il s’agît souvent de métaphores dans ces paroles, où le sens profond est très souvent une vive satyre des travers de la société au sens moral, politique ou social.
Le thème de l’acier, du metal, mêlé subtilement au raffinement d’une esthétique modèle sont souvent repris visuellement parlant dans les textes des titres musicaux.
La musique, ici encore, a beaucoup évolué, elle est tout d’abord plus accessible, par l’absence de cris déchirés et de sons de guitares saturées etc. Mais elle est également plus douce, grâce à la voix féminine. La brutalité est donc absente en ce nouvel album, même s’il ne manque pas d’énergie.
« Lysselia » est le troisième album du duo. Il associe en une réalisation commune toute la complicité artistique de Lyktwasst et Alea. Tous deux ont façonné l’univers et l’atmosphère ensemble. Ici, aucun "message" ne transparaît derrière les paroles. Celles-ci dépeignent des atmosphères subtiles, des images tirées du rêve et de l’onirisme. La musique tire ses influences de styles comme le néo classique, l’ambient, le martial, l’industriel, et crée un mélange varié, personnel, entraînant l’auditeur toujours plus profondément dans un monde sombre, où les images l’assaillent en même temps que les rythmes des percussions de Lyktwasst. « Lysselia » marque une évolution réelle dans l’univers du projet, mais la musique et les visuels restent dans la veine de Life’s Decay, un monde monochrome, sombre, où se mêlent des centaines de sons créant cet univers unique qui caractérise le projet de Lyktwasst et d’Alea.
"Szilentia" est le quatrième et dernier album de Life's Decay. Il a vu le jour courant 2007. Un son de meilleur qualité ainsi que plus de diversité dans les compositions font partis de l'évolution de Szilentia. On y retrouve certains morceaux plus accessibles et populaires que précédemment, d'autres sont au contraire bien plus agressifs et expérimentaux. Life's Decay reste reconnaissable à travers ses compositions mêlant des gammes d'instruments classiques à des percussions et rythmes développés, parfois martiaux. Le projet continue également sa recherche dans une large variété d'instruments et de sons expérimentaux qui renouvelle sans cesse la musique ainsi que le concept dont l'importance est capitale.
La présence de certains instruments acoustiques se fait également sentir tels que l'accordéon, le violon, la basse et la guitare sèche. Sans bien sûr oublier la voix féminine qui gagne en puissance à travers des chants mélodiques ou expérimentaux.
Concernant l'univers, il est servi par des textes oniriques et poétiques. Ils ne narrent aucune histoire mais évoquent pour l'auditeur des univers et des scènes. Ce dernier bâtit ses propres visions au travers de ces mélodies.
Life’s Decay est également un univers artistique.
Lyktwasst réalise des art works, photographies et dessins inspirés de la musique.
L’évolution des thèmes représentés sur les art works est la même que celle de la musique. Les premiers travaux sont parfois provocateurs, mais les derniers représentent des femmes élégantes, conquérantes, ou des scènes presque filmographiques... la couverture du CD "Anleva" ainsi que celle de « Lysselia » sont des femmes à l’air doux et serein. Life's Decay évolue vers la recherche de création d'un univers global, complet, inspiré d'images rétro, luxes et empreintes de finesse et de subtilité.
Life's Decay possède son propre label : "Abstraktsens Produktions", et tous les albums sont sortis sous celui-ci. Le label ne s’occupe que du projet.