Second album du projet français Life's Decay. Anleva vous fait pénétrer dans un univers propre à l'imagination des deux protaganistes du projet : Lyktwasst et Alea.
Métal, acier, un monde dur et sévère s'élève des bases imaginatives de l'album. Face à cela, des portraits féminins et des scènes piquées dans le temps constituent un des éléments narratifs des paroles. Anleva est un album mélangeant les styles musicaux. L'appelation Dark Experimental est une sorte de mise en garde contre la désignation rapide des genres musicaux, en effet ce terme propre à Life's Decay nous indique la couleur : chaque titre peut se classer dans un style différent, même si la pâte est là et lie le tout. Lyktwasst soigne sa production musicale par une mise en scène artistique, des artworks en noir et blanc de toute beauté. La voix féminine est intéressante et fusionne bien avec l'ensemble de l'univers décadent de Life's Decay. Le petit défaut reste attribué au son qui est encore à améliorer ( compréhension du chant ), cela dit l'album gagne à être connu, on est immédiatement happé par cet univers envoûtant et dérangeant. Un album à écouter !

Merci à Eclat Obscur pour sa chronique.

Voici le second CD de Life’s Decay. Après son premier CD « Art Decay Extremism », Lyktwasst. sort donc son second CD « Anleva » toujours sur son propre label. Avec « Art Decay Extremism », Lyktwasst. nous avait habitué à une musique très sombre et surtout très brutale, parfois assez « crade » dans le sens très décadent. Les morceaux étaient déjà bien différents les uns des autres et ce concept très expérimental se retrouve dans « Anleva ». Sauf qu’ici c’est l’album qui est totalement différent du précédent.
« Anleva » n’est plus comme les morceaux du premier album, ici, plus de grosses guitares saturées, plus de cris de black/death métal et de textes provocateurs. A la première écoute on y recense une voix féminine plutôt mélodique, une musique en général plus accessible qui pourrait piocher dans… l’industriel, le darwave, le néo-folk, le néo-classique, le dark ambient/noise et même dans la musique classique baroque. Le tout reste bien sur comme à l’habitude de Life’s Decay, une musique sombre, expérimentale avec un petit côté martial. Malgré des styles assez « soft » la musique est très entraînante, on ne s’y ennuie pas du tout, les atmosphères sont très variées avec des ambiances rétro et d’autres époques. Les percutions donnent beaucoup de mouvement grâce à la large gamme de sons expérimentaux utilisés. Quant à la voix féminine chantant largement en français, elle apporte la grande touche mélodique. On peut dire que la voix est attachante, à la fois douce et entraînante. Le mélange de la musique expérimentale et industrielle mélangé à une voix féminine et à des passages d’instruments de musique classique est particulièrement réussi.
Malgré le fait que Lyktwasst. sort ses albums sur son propre label, la qualité est haut de gamme. Lyktwasst, comme pour tout ce qu’il fait, fait ses propres visuels qui sont particulièrement réussis. Les artworks de ce CD dégagent une atmosphère d’élégance, un peu dans le genre haute-couture et le design a une atmosphère propre à celle de Life’s Decay qui fait une très bonne image de marque. La qualité finale est donc très réussie.
Pour finir, je dirais que je recommande ce CD à toutes les personnes qui ont déjà un avant-goût de ce projet ou pas. Je pense que ça peut être un très bon projet à découvrir, peu importe ce que l’on écoute car le disque est à la fois accessible et original dans le sens assez avant-gardiste. Et pour ceux qui ont beaucoup aimé le premier CD et qui écoutent plus du métal, même si ce CD n’est pas du métal, il peut très bien être apprécié, si l’on a bien sur, un minimum d’ouverture d’esprit !

Merci à Célia pour sa chronique.

Retrouvez Life's Decay sur http://www.lifesdecay.com

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